Archives mensuelles : septembre 2011

Chroniques Panaméennes #9 : magnifiques San Blas

Petit bijou de la Comarca Kuna Yala, l’archipel des San Blas s’étend le long des côtes du Panama, dans la mer des Caraïbes : 365 îles minuscules posées sur les eaux turquoises, au milieu des coraux.  Comme disent les Kunas, une île pour chaque jour de l’année 🙂

Nous avons passé la dernière partie de notre séjour dans les San Blas et c’est à ce moment du voyage que je me suis dit qu’on avait trouvé le paradis sur terre. Des plages de sable blanc, une mer translucide et des coraux magnifiques à observer… Le rêve !

Archipel San Blas

Archipel San Blas

Mais bon, je ne vais pas faire de la fausse pub : le paradis ça se mérite. Autant vous dire qu’arriver jusqu’aux San Blas prend du temps et demande un peu d’organisation !! On parle départ à 4 heures du mat, longues heures de Jeep à travers Kuna Yala (les montages russes à côté c’est de la douce rigolade), chaleur tropicale et fin du trajet dans une pirogue plus vieille que toi… Sur place le logement est plus que sommaire (la cabane au fond du jardin, tu situes ?) et il ne faut pas s’attendre à des merveilles en cuisine, sauf les jours de bonne pèche ! Oubliée l’électricité et le réseau téléphonique, tout l’équipement high tech reste au fond du sac.

Home Sweet Home

Home Sweet Home

Bonne pêche !

Bonne pêche !

Pourtant, loin de notre confort et de nos petites habitudes, on s’est trouvées bien. Prendre son temps, suivre son rythme biologique, déconnecter de tout ce qui nous semble si indispensable d’habitude… non seulement ça repose mais en plus ça incite à aller vers l’autre, à écouter, à partager des histoires. Loin de tout, au milieu d’une culture complètement différente, on commence à voir ses petits tracas quotidiens avec une nouvelle perspective.

Pour terminer ces chroniques panaméennes, je vous présente donc les Iles San Blas, terre des Kunas et petit paradis terrestre…

San Blas

San Blas

San Blas

San Blas

San Blas

San Blas

San Blas

San Blas

San Blas

San Blas

San Blas

San Blas

Et vous, où se trouve votre paradis sur terre ?

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Chroniques Panaméennes #8 : la Comarca Kuna Yala

Les Kunas sont l’un des peuples indiens les plus connus d’Amérique Centrale. Les photos de leurs femmes, portant des foulards rouges sur la tête et des tuniques bariolées traditionnelles, ont fait le tour du monde sur des brochures touristiques et leur territoire, Kuna Yala, fait rêver nombre de touristes et de navigateurs.

Indiens Kunas

Indiens Kunas

Pourtant, la relation qu’entretiennent les Kunas avec le monde extérieur est assez ambiguë : très attachés à leur culture et leurs traditions, ils ont choisi de vivre à l’écart de la société panaméenne, mais acceptent la présence de quelques touristes sur leur territoire (le tourisme représente maintenant une source de revenus non négligeable pour les communautés). Sans avoir de relations difficiles ou tendues avec le reste des panaméens, ils ont quand même fait le choix d’une vie à part : Kuna Yala est une province semi-indépendante du Panama et toute personne non Kuna doit payer une taxe pour être autorisée à entrer dans la comarca.

Carte de Kuna Yala

Carte de Kuna Yala

Kuna Yala se compose d’une longue bande de terre au nord du Darien, le long de la côte Caraïbes, et de l’archipel des San Blas, composé de plus de 350 îles. Parmi elles, 36 sont occupées par des villages, rassemblant quelques 30 000 Kunas. Les autres îles sont désertes, ou habitées par de petites communautés qui accueillent souvent des touristes. Le niveau de vie à Kuna Yala est plus bas que dans les autres régions du pays et les Kunas vivent de manière très traditionnelle : il est donc extrêmement rare de trouver des équipements modernes sur les îles San Blas et la pirogue est l’unique moyen de se déplacer dans l’archipel.

Ile village - Kuna Yala

Ile village - Kuna Yala

Vente de Molas - Kuna Yala

Vente de Molas - Kuna Yala

La société Kuna est très communautaire et les villages s’organisent en sorte de coopératives. Haut lieu de la vie sociale, l’onmaked nega est la salle dans laquelle se retrouvent tous les membres de la communauté pour discuter, débattre et traiter des affaires courantes. Traditionnellement matriarcale, la société Kuna est en train de changer (influencée par l’extérieur ?!?) et le rôle des hommes devient prépondérant dans les villages.

Kuna Yala

Kuna Yala

Nous avons choisi de rester une semaine entière à Kuna Yala (la plupart des touristes n’y passent que 2 ou 3 jours) car cette région a été un véritable coup de cœur, autant pour les personnes que nous avons rencontrées là-bas, que pour les paysages époustouflants que nous avons découverts. Avant de partir, j’avais lu sur différents forums que les choses avaient changées et que les Kunas n’étaient plus aussi accueillants qu’ils avaient pu l’être. Je ne peux bien sûr pas comparer mon expérience de cet été avec la situation d’il y a quelques années, mais nous avons été très (très) bien accueillies, par des personnes chaleureuses qui ont vraiment pris le temps nous ont fait découvrir leur mode de vie.

Magique !

Iles San Blas

Iles San Blas

Et vous, où avez-vous été le mieux accueillis ?

 

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Chroniques Panaméennes #7 : le Canal de Panama

Un voyage au Panama sans passer par son fameux canal, c’est un peu comme une visite de Paris sans voir la Tour Eiffel : impensable ! C’est donc sans trop nous poser de questions que nous sommes allées jeter un œil à ce bijou d’ingénierie, fleuron de l’économie Panaméenne et fierté du pays depuis sa rétrocession par les Etats-Unis en décembre 1999.

Canal de Panama - Miraflores Locks

Canal de Panama - Miraflores Locks

Pour vous présenter brièvement la bête, le canal de Panama relie la mer des Caraïbes à l’Océan Pacifique et est, encore aujourd’hui, l’une des voies maritimes les plus utilisées du globe. Niveau chiffres, tout est énorme : 77 km de canal, 8 à 10 heures de traversée, plus de 2 milliards de revenus annuels, le lac artificiel le plus grand du monde et des écluses gigantesques (34 mètre de large, plus de 300 mètres de long et près de 15 mètres de profondeur).

Intéressées mais réalistes, nous avons opté pour une visite des écluses Miraflores (à quelques kilomètres de Panama City), plutôt que d’embarquer sur un bateau pour vivre la traversée du canal en direct. Rapport que bon niveau budget c’était un peu serré et puis l’idée de passer près de 10 heures, pour le fun, sur un petit bateau avec une cinquantaine de retraités c’était juste pas possible. Merveille d’ingénierie ou pas, il y a des choses non négociables.

Passage du canal - étape 1/3

Passage du canal - étape 1/3

Passage du canal - étape 2/3

Passage du canal - étape 2/3

Passage du canal - étape 3/3

Passage du canal - étape 3/3

Aux Miraflores Locks, nous avons pu admirer de très (très) gros bateaux passer les écluses du canal côté Pacifique et surtout en apprendre plus sur l’histoire, un peu chaotique, de cette énorme construction. Une étape intéressante de notre voyage et un bon moyen d’en savoir un peu plus sur l’histoire du pays.

Plan du Canal de Panama

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Happy Birthday!

Happy Birthday!!

The Mouse and Frog souffle aujourd’hui sa première bougie !

L’occasion pour moi de vous dire un grand merci à toutes et tous d’être là 🙂

Depuis mon départ de Londres, je cherche un peu une nouvelle source d’inspiration pour repartir de plus belle avec plein de nouveaux billets. Merci de votre patience cet été ! Et si vous avez des idées / envies pour la suite, n’hésitez à me le faire savoir 😉

Un anniversaire c’est aussi le bon moment pour faire un peu le bilan. Alors…

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Comme quoi, gossips, météo et gourmandises c’est toujours le trio gagnant !

Les requêtes qui ont ramenées le plus de visiteurs sur le site sont liées à Londres et au Royal Wedding – pas trop de surprise de ce côté là – mais certains d’entre vous ont également cherché :

– à en savoir plus sur nos amis British : « anglaises court vetues » (mode soft) ou « catins en micro jupes » (plus trash) ou « il faut être aux petits soins tout le temps: anglais »
– Un cadeau original « carte de voeux pour la fête des mères sous forme de main »
– De l’inspiration capillaire : « quelle forme pour ma moustache »
– Une réponse à leurs questions existentielles « a quel moment de la vie de l’auteur est réalisé london eyes ? »

Merci encore, et happy birthday le blog !!

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Chroniques Panaméennes #6 : los Diablos Rojos

Impossible de passer par Panama City sans remarquer los Diablos Rojos, ces anciens school bus américains reconvertis en bus de ville multicolores et devenus de véritables icones de la capitale.

Diablos Rojos - Panama City

Diablos Rojos - Panama City

Après une première vie rangée (une petite dizaine d’années), passée à transporter des écoliers aux Etats-Unis, les chickens bus connaissent une nouvelle jeunesse dans la capitale Panaméenne. Côté look, on ne lésine sur rien : repeints à la bombe, les bus deviennent de véritables fresques, mixant monstres gothiques, icones sacrées et stars de la pop – Jesus feat. Shakira, yeah !

Ajoutez à ça quelques néons (ou guirlandes de Nöel, ça marche aussi) et le tour est joué.

Diablos Rojos - Panama City

Diablos Rojos - Panama City

Diablos Rojos By Night

Diablos Rojos By Night

Adulés par les touristes, détestés par les panaméens, los Diablos Rojos sillonnent la ville au son de leur stéréo survitaminée et de coups de klaxons visant à attirer le client ou à saluer une chica sur le bord de la route. Avec los Diablos Rojos le code de la route passe à la trappe et il est impossible de prévoir quand le prochain bus va passer et si oui ou non il s’arrêtera !

Diablos Rojos

Diablos Rojos

L’état mécanique des bus est souvent déplorable et les chauffeurs n’hésitent pas à entasser les passagers aux heures de pointes… Autant dire qu’on se fait souvent de bonnes frayeurs !

La majorité des habitants de Panama City est en faveur de la suppression de ces diables rouges, qui ont déjà causé de nombreux accidents. Leur disparition a été annoncée plusieurs fois, le gouvernement souhaitant remettre un peu d’ordre dans les transports de la capitale. Pour l’instant rien n’a jamais abouti…

Et vous, dans quels moyens de transports originaux avez-vous voyagé ? 

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Chroniques Panaméennes #5 : les contrastes de Panama City

Cosmopolite, animée, corrompue… Panama City est l’une des capitales les plus connues d’Amérique Centrale. Renommée pour son américanisation, c’est un paradis fiscal et un haut lieu du tourisme d’affaires, une ville souvent associée aux nombreux gratte-ciels qui peuplent sa baie.

Panama City

Panama City

Mais en y regardant de plus près, on découvre que Panama City est une ville complexe, symbole des nombreux contrastes qui existent dans le pays. Entre modernité et tradition, richesse et pauvreté, cette capitale en plein essor est le passage obligé de tout voyage au Panama.

Du Casco Viejo au Cangrejo

Panama City est une ville à la fois traditionnelle et très moderne. D’un côté de la baie, le Casco Viejo, peuplé de maisons coloniales colorées et de ruelles pavées, de l’autre le Cangrejo (quartier des affaires) où les gratte-ciels se construisent de plus en plus vite.

Casco Viejo

Casco Viejo

Casco Viejo

Casco Viejo

Cangrejo

Cangrejo

Côté shopping, mêmes contrastes, entre les marchés et échoppes traditionnels, les coiffeurs de rue et les centres commerciaux ultra modernes qui abritent Zara, La Senza ou Levis.

Marché Kuna - Casco Viejo

Marché Kuna - Casco Viejo

Entre jungle et bitume 

A Panama City, on peut passer en quelques minutes du tout bétonné à la jungle tropicale. Le Parque Natural Metropolitano et le Cerro Ancon sont les deux poumons de la ville. Quelques hectares où la nature luxuriante reprend ses droits et où il est possible de croiser de merveilleux oiseaux et même quelques paresseux, si l’on est chanceux ! L’occasion de respirer un peu en s’éloignant du climat ultra chaud et humide du centre ville.

Parque Natural Metropolitano

Parque Natural Metropolitano

Des bidonvilles aux penthouses de Marbella

Si la population de Panama City est extrêmement cosmopolite, les niveaux de richesses sont, eux aussi, très différents. Du paradis fiscal au bidonville, on passe en quelques pas du quartier très aisé aux barres d’immeubles déconfites et surpeuplées… et il est parfois un peu choquant de voir de telles disparités exister au sein d’une même ville.

Bidonville Panama City

Bidonville Panama City

Panama City est une ville intéressante à découvrir, en un jour ou deux, mais à mon avis pas besoin de s’y attarder plus longtemps ! Trop de trafic, de pollution de chaleur… et surtout plein d’autres endroits bien plus beaux à découvrir au Panama !

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Chroniques Panaméennes #4 : sur les hauteurs de Boquete

Après la touristique région de Bocas del Toro, nous voilà reparties en bus pour les hauteurs du pays, direction Boquete.

La ville est réputée pour trois choses. Ses plantations de café de grande qualité, souvent primées au niveau international. Son volcan Baru, point culminant du Panama, du haut duquel il est possible de voir la mer Caraïbe d’un côté et l’océan Pacifique de l’autre, pour des levers de soleil magiques. Et ses hordes de retraités américains, qui ont élu cette région comme lieu de villégiature low cost.

De Bocas à Boquete, l’atmosphère change radicalement : oubliées les Caraïbes et l’ambiance jamaïcaine, on est à la montagne maintenant ! La ville est toute petite et semble assez pauvre (hormis quelques villas « de gringos » immenses !), les touristes se font rares pendant la saison des pluies. En altitude la météo est très changeante, humide et malheureusement on est tombées sur une mauvaise semaine : au menu pluie, pluie et re-pluie ! Et contrairement à Londres, ici pas un pub à l’horizon pour se réfugier en attendant que le temps passe 😉

Oubliées les randonnées sympas, dommage.

Mais on est pas du genre à se laisser abattre : après quelques recherches on dégote un guide local sympa qui accepte de nous faire visiter sa plantation de café. Une superbe journée!

La plantation est toute petite, mais produit du café de grande qualité, comme le Geisha – apparemment, la Rolls des arabicas. Pour pallier les limites de leurs ressources financières, les propriétaires de l’exploitation font preuve d’une ingéniosité rare : solutions bios pour éviter l’utilisation de pesticides hors de prix, récupération de diverses pièces mécaniques (voitures, scooters, machines à laver, tout y passe) pour construire des machines sur mesure, exactement adaptées à leurs besoins. Bluffant !

Café sur l'arbre

Café sur l'arbre

Du bric à brac pour une machine sur mesure !

Du bric à brac pour une machine sur mesure !

Finca La Milagrosa - Boquete

Finca La Milagrosa - Boquete

Machine sur mesure

Machine sur mesure

Yum !

Yum !

Malgré la météo maussade, notre passage à Boquete aura amené son lot de jolies rencontres, de discussions intéressantes. Une belle étape !

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